La
loi du 4 mars 2002 portant réforme de la
transformation des noms de famille.
Depuis le XIème siècle, c'est le nom
du père qui était transmis aux enfants
du couple et ce, conformément à des
règles coutumières.
La réforme est une rupture totale avec le
système antérieur, puisqu'il confère
à la volonté individuelle le pouvoir
de déterminer le nom.
Le texte distingue deux hypothèses :
Enfants
dont la filiation est établie simultanément
à l'égard des deux parents
Dans ce cas les parents peuvent opter, soit pour
:
- le nom du père ;
- le nom de la mère ;
- le nom des deux accolés dans l'ordre que
les parents décident, et dans la limite d'un
nom de famille par parent.
En l'absence de prise d'expression de volonté
parentale, c'est le nom du père qui primera.
Le nom donné au premier enfant vaudra pour
tous les enfants communs à venir.
Enfants
dont la filiation est établie successivement
à l'égard des deux parents
L'enfant prend le nom de celui de ses parents qui
l'a reconnu le premier.
Pendant sa minorité, les parents pourront
demander à ce qu'il porte le nom de son autre
parent, ou les deux accolés, par déclaration
auprès de l'Officier d'État Civil.
A chaque génération, seuls deux noms
pourront être conservés (sauf accolage
entre un nom composé insécable et
un nom simple).
Cette réforme se justifie par la recherche
d'une plus grande égalité juridique
entre les hommes et les femmes et une meilleur adéquation
du droit avec la réalité sociologique.
Toutefois, l'on remarquera qu'en cas de désaccord
le nom du père aura la prééminence
et que l'enfant devenu parent devra supprimer le
nom d'un de ses parents.
Application
dans le temps de la réforme :
Cette loi devait initialement entrer en vigueur
le 1er septembre 2003. Toutefois l'élaboration
des décrets d'application s'est révélée
complexe. Aussi l'application de la réforme
a été reportée au 1er janvier
2005.
La nouvelle loi n'est pas applicable pour les enfants
nés avant le 1er janvier 2005. Toutefois,
si les parents font une démarche conjointe
avant le 30 juin 2006, ils pourront accoler en seconde
position le nom du parent qui n'a pas été
transmis, à condition que l'ainé ait
eu au moins 13 ans au 1er septembre 2003.