
Après
une procédure d'urgence, le 12 mai 2004,
une loi reformant le divorce a été
adoptée.
Cette loi n°2004-439 réforme le droit
du divorce, mais également (et encore une
fois) la prestation compensatoire et la liquidation
des intérêts patrimoniaux du couple.
Le divorce restera pluraliste et tiendra toujours
compte des choix et situations de chacun.
L'option du "divorce formalité"
a été rejetée et le législateur
a conservé la nature institutionnelle du
mariage avec son cortège d'obligations.
Le Doyen CARBONNIER écrivait "les fautes
qui font le divorce dessinent en creux les devoirs
qui font le mariage" : ce constat restera encore
d'actualité pendant la décennie à
venir...
Quand?
La nouvelle loi entrera en vigueur le 1er janvier
2005.
Elle s'appliquera immédiatement aux instances
en cours.
Toutefois, la loi ancienne sera encore d'application
:
- dans toutes les procédures pour lesquelles
l'assignation aura été délivrée
avant le 1er janvier 2005 ;
- dans les divorces sur requete conjointe pour lesquels
la convention temporaire aura été
homologuée avant le 1er janvier 2005 ;
- dans les conversions de séparation de corps
en divorce (elles seront soumises à la loi
applicable lors du prononcé de la séparation
de corps.
Quels nouveaux cas de divorce?
La loi de 2004 pose quatre cas de divorce :
Quelle procédure?
La nouvelle loi vise à simplifier et à
pacifier le divorce.
Aussi, dans les divorces pour faute, pour altération
définitive du lien conjugal, et accepté,
l'avocat déposera auprès du Tribunal
une requête afin de faire part au magistrat
de la volonté de son client de divorcer,
mais sans précision sur le type de divorce
choisi (auparavant, dès la saisine du Tribunal
il fallait opter pour un type de divorce).
Si l'autre conjoint est d'accord sur le principe
du divorce, celui-ci sera consigné par le
juge dès la première audience.
Quelles nouvelles conséquences du
divorce?