L'aliénation parentale (suite)
- empêcher l'autre parent d'exercer "son droit de visite et d'hébergement" ;
- interdire à l'enfant d'utiliser des cadeaux de l'autre parent ;
- allégation d'abus sexuel par l'autre parent.
Le parent aliénant veut avoir le contrôle total de ses enfants.
Il va construire un système d'illusions, orienté vers la destruction du lien entre les enfants et l'autre parent : il feint de vouloir forcer, par exemple, les enfants à se rendre en visite chez l'autre parent ; il est très convaincant dans sa détresse et souvent les personnes impliquées dans le dossier croient sa version.
- L'enfant aliéné
Le parent aliénant transmet avec force des impressions négatives de l'autre parent : l'enfant ressent alors le besoin de protéger le parent aliénant, de choisir son "camp" par ce que c'est lui qui lui permet de survivre.
L'enfant aliéné va entretenir les mêmes illusions que le parent aliénant, dans un processus psychiatrique appelé "la follie à deux" :
- dénigrement par l'enfant de l'autre parent ;
- soutien délibéré de l'enfant au parent aliénant ;
- explications futiles de l'enfant à son comportement ;
- assurance de l'enfant quant à son jugement de l'autre parent (qui est souvent de la haine) ;
- l'enfant relate des faits qu'il n'a pas vécu ;
- l'enfant étend son comportement à l'entourage de l'autre parent.Trois stades du symptome sont dégagés :
- léger : dès que l'enfant est avec le parent aliéné, il manifeste rarement d'oppositions ;
- moyen : au moment du changement de parent, l'enfant conscient du discours que le parent aliénant veut entendre, va dénigrer l'autre parent ; puis, arrivé chez le parent aliéné, coupé, de l'alénant, va repredre un comportement coopératif ;
- grave : l'enfant ici est devenu quasi fanatique et va être tellement paniqué à l'idée de voir le parent aliéné (cris, panique, violence) que la visite devient impossible ; si la visite a lieu le comportement de l'enfant va être tel que le parent aliéné va être obligé de le ramener.
Le psychiatre Paul BENSUSSAN (http://www.paulbensussan.fr/), expert près les Tribunaux a contribué à attirer l'attention des différents intervenants dans ce domaine. Selon lui, la haine et le dégoût de l'autre sont le principal moteur de l'aliénation parentale.
Comment réagir face au syndrome?
Ce n'est qu'au stade moyen et grave qu'une intervention s'impose.
Une action thérapeutique et légale seront à combiner dans les deux autres cas. Action qui pourra aller jusqu'à transférer l'hébergement habituel de l'enfant.
Une médiation familiale pourra être aussi mise en place.
L'important dans ce traitement semble que l'action thérapeutique soit ordonnée par un juge avec un système de sanction à la clé.